
Sont-ils le balcon des cieux
Ou la tristesse des dieux
Ces nuages menaçants
Flottant inlassablement
Une poussière sur une lampe
La sueur sur nos tempes
La médaille lumineuse
Des journées chaleureuses
Tâchée de grisâtres ennuis
Me plonge dans la nuit
Je voudrais souffler
Moi-même ces écrans trempés
Me privant de l’indispensable clarté
Tremplin de mes pensées pour ne point faner
L’orage à ma fenêtre
rugit et gémit peut-être
Les nuages s’unissent
Pour traduire leur caprice
Mais au fond de ma détresse
Au fond de cette noirceur
Niant toutes les lueurs
Un espoir qui progresse
Illumine ce jour gris
Espoir ignorant la pluie
Espoir et embellie de la vie
Alors que les nuages crient
Le cœur des hommes s’allie
Les désaccords s’accordent
Les barbelés se tordent
Les fanatiques s’affadissent
Grève des longs supplices
Grève de la misère
Toutes les haines s’exaspèrent
Les nuages encore là haut
Mais dans nos coeurs plus de maux
Le soleil de mon âme
Est ma seule trame
Pour que mes jours soient moins gris
Et afin que je peigne la vie
D’une lueur éternelle
Celle de l’amour à dentelle
De la raison d’exister
De l’amitié à jamais.
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1. auffred solange Le 29/03/2008 à 16:05
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