La bougie
J'ai rallumé une bougie
Au pied de mon coeur meurtri
Qui sèche ses chagrins passés
Près de cette lueur vacillante
Donnant une guérison à moitié tremblante
Cette cire si solide au début
Qui lentement se pleure et sue
Semble porter toute l'humanité
Au bout d'elle-même cette flamme de l'espoir
Qui n'est rien d'autre qu'une lumière dans le noir
N'est-elle pas aussi le modèle réduit
De la torche prélude à des jeux internationaux
Où pour la première fois les hommes s'unissent sans distinction de peau
Tous les quatre ans est bien peu dans une vie
Mais beaucoup déjà est-ce
Quand d'autres par ailleurs se blessent
Bougie blanche noire de différente couleur
N'est-ce pas déjà un signe de même valeur
De s'apercevoir que la blanche fond pareil à la noire
Une bougie est un homme pourrait-on croire
Puisqu'elle s'use pareil à ce tissu de chair
Qui s'enflamme s'agite et s'évapore dans les airs
Mais détrompez-vous la bougie est moins stupide
Elle cohabite avec ses soeurs de même solide
De même vie mais de différentes couleurs
Se mourant quand même dans la même sueur
L'homme s'égare dans des valeurs
Personnelles causant trop de douleurs
Le malheur et le bonheur animent chaque coeur
Et pour chacun rouge est notre sang
Alors ne faisons plus semblant
Semblant d'être différents
Quand tout nous rassemble
Restons une fois pour toujours ensemble.
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Dernière mise à jour de cette page le 04/08/2008