
D'aussi loin que je m'en souvienne
Aucune sensation fut aussi soudaine
C'était comme une fable lointaine
Qui vint pour effacer mes peines
Le premier jour nos regards se croisèrent
Promenant un parfum divin dans l'air
Le second fut tout aussi inoubliable
Puisqu'il te fit plus que toute désirable
C'était comme si la lune rencontrait le soleil
Comme si les nuages dessinaient ton corps dans le ciel
Comme si toute ma vie
Avait été imprégnée de ta lueur
Sans que je puisse l'attraper de peur
De tout gâcher et de me brûler aussi
Soudain mes craintes plongèrent dans l'oubli
Pour ne laisser en moi que du désir et beaucoup d'amour aussi
La nature entière épousa tes formes harmonieuses
Pour séduire le monde entier
Ta seule image racontait à mon coeur des histoires fabuleuses
Que je ne cesse de me rappeler
La première est gravée dans mon âme
Elle me rappelle avant tout que tu es une femme
Les mots jouent avec les sentiments
Les phrases ont le goût de la bouche de deux amants
Les lignes content la vie et l'éternité
Qui allie amour et sincérité
Les cris de chuchotements
Que je perçois agréablement
Surgissent du monde de mes rêves
Que j'ose faire vivre au bout de mes délires
Où passionnément je te fais soupirer
Je te donne les plus beaux sourires
Qui me font oublier la douleur de t'aimer
Et t'offre la chaleur des nuits d'été
Au prix de brûler ma peau fragile
Près d'une passion trop difficile
Irritant l'ibis de mes yeux trempés
Toutes ces histoires d'horizon illimité
D'amour plus que parfait
Et de corps conjugués avec fidélité
C'est toi qui me les a léguées
Sans le savoir sans le vouloir
Tu m'as cloîtré dans le noir
Pour que je ne cesse de penser à toi
Tu as enfoui en toi toutes mes joies
Et quand je tente de t'attraper
Tu te laisses glisser
Ma solitude est continuelle
Ma punition devient cruelle
Je ne pourrais me délivrer
De cet enfer imaginé
Que lorsque j'aurais vaincu ma timidité
Que lorsque j'oserais te parler
En attendant je t'imagine
Toujours plus divine
Tu caresses mes songes
Qui dans le bonheur me plongent
Ma vie animée par tous ces rêves
Te font bouger toi fille d'Eve
La réalité n'a plus cours
Dans ce roman d'amour
Au-delà de toute espérance
Des corps s'élancent
Des coeurs s'attrapent et s'attachent
Des cris de plaisir se lancent sans relâche
Des couleurs aux nuances du bonheur
Brillent sur des jardins en fleurs
De tendres regards adoucissent le temps en folie
Et on souffle tous les nuages gris.
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