Nuit d'été

Le soir tombait. Le soleil s'était couché et nous nous prélassions sur l'herbe fraîche, devant le lac de son enfance. Elle portait sa robe blanche transparente et légère, celle qui me fait deviner ses courbes sans les voir vraiment. J'exhibais seulement un caleçon bleu et une petite chemise blanche que j'avais un peu entre ouverte à cause de la chaleur. L'air frais ventilait agréablement mon torse poilu. Rose, son prénom, s'amusait à faire des ricochets sur l'eau calme. Ses sourires incessants me captivaient. J'observais attentivement ses lèvres rouges courir vers le bout de ses petites oreilles garnies de pendants brillants aussi blancs que sa robe. Je la trouvais divine mais comment le lui avouer? Elle était mon amie depuis tellement d'années.

Allongé, un morceau de bois entre mes mains, je n'avais des yeux que pour elle qui ne se doutait pas de mes sentiments. En riant, elle vint s'allonger à mes côtés. Son bonheur me parlait. Sa robe, boutonnée au milieu, découvrait ses jambes satinés que mon regard caressa discrètement. Elle me confiait ses aventures fréquentes avec les contacts Internet qu'elle se faisait régulièrement.Je l'écoutais avec une pointe dans le coeur ayant désiré, ne serait-ce qu'un instant passager, faire partie d'un de ces amis virtuels pour partager son lit, et nourrir son plaisir.

Elle me parlait en me fixant droit dans les yeux et n'omettant aucun détail croustillant de ses parties de jambes en l'air. Je la découvrais parfois heureuse avec de la lumière qui dansait dans son regard, parfois plus sombre avec le clignement de ses yeux qui se fermaient car elle regrettait de croiser que des hommes mariés qui ne pensaient qu'à se vider les bourses.

L'amour est souvent mesquin quand l'un des aimants déborde d'égoîsme. Et elle en faisait l'expérience qui provoquait ses insuffisances. Elle me confiait que si elle continuait dans ses aventures sans lendemain, c'est qu'elle espérait rencontrer un jour un homme différent qui la considère, la respecte, lui procure du plaisir autant dans l'intimité qu'ailleurs et qu'ensemble ils décident alors de vivre une relation sérieuse. Des larmes coulaient sur son doux visage. Ses longs cheveux noirs bouclés qui tombaient sur ses joues récoltaient l'humidité de son chagrin. J'accueillis tendrement sa tête sur mon épaule. Je lui passais les mains dans les cheveux, incapable de prononcer un seul mot. Son portable sonna. Elle jeta un furtif coup d'oeil pour voir qui l'appelait mais elle ne répondit pas. Elle m'apprit que c'était un type marié qui la voyait entre une heure et deux quand il pouvait pour satisfaire son besoin primaire et qu'elle ne voulait pas interrompre son plaisir d'être avec moi.

Je ne sais pas si le coup de téléphone lui donna un déclic mais elle se remit à sourire de suite après et me proposa un bain de minuit.

Elle était mon amie depuis nombre d'années mais je ne l'avais jamais vu toute nue et je ne m'étais jamais montré dans mon simple appareil devant elle. J'hésitais, même si j'avais une grand envie de découvrir sa nudité. Sans attendre d'approbation, elle commençait à se déshabiller. Elle déboutonna rapidement sa robe qu'elle laissa tomber juste à mes côtés.

Elle se trouvait devant moi, les cheveux tombant jusqu'aux épaules, de petits fruits ronds en forme de poire pointaient vers moi, un string rouge dissimulait son intimité et de son doigt elle me faisait signe de m'activer. Je laissais de côté mes craintes de me dévoiler devant elle, et je me levais en ôtant ma chemise et mon caleçon, seul vêtement cachant mon ustensile. Elle descendit son string qu'elle lança sur mon nez en s'esclaffant et me tendit la main.

Nous plongèrent dans l'eau rafraichissante. Je l'observais nager en brasse devant moi. Quand ses jambes s'écartaient et se rapprochaient, je devinais son entre cuisse que l'eau caressait et j'imaginais mes mains à la place. Son corps me bouleversait. Si j'avais eu assez de courage pour lui montrer mon attirance, j'aurais été satisfait, même si elle ne répondait pas à mes avances. Mais comment lui confier des envies que j'ai refoulées toute ma vie ? Comment lui avouer qu'il y a longtemps que mon amitié s'est transformé en un amour persécutant ?

Pendant quelques heures nous nous amusons tels deux adolescents à se chercher, à s'envoyer des nappes d'eau au visage, à faire des courses, à rire, à être simplement heureux. Puis, tremblante, elle s'approcha de moi pour me dire qu'elle commençait à avoir froid. Elle se frotta à moi, son nez contre le mien. Je n'osais plus bouger, juste admirer sa bouche près de la mienne et sentir sa peau contre la mienne.

Nous sortîmes du lac en courant pour nous réfugier sous nos serviettes. Elle me demanda si je pouvais lui essuyer le dos. Pendant que je passais la serviette sur sa peau lisse et humide, mon désir d'elle montait entre mes jambes et j'espérais qu'elle ne s'en aperçoive pas. Elle me recommanda de frotter ses fesses aussi sans me gêner. Avant de le faire, j'admirais le galbe de son corps et mon regard devait être tellement insistant qu'elle me demanda ce que j'attendais pour la sécher. A ma grande surprise, je lui répondis que si je prenais autant mon temps c'est que je ne faisais pas que de la sécher mais que je la regardais en même temps. J'accompagnais mes paroles d'une longue caresse sur son cou. Elle m'attrapa la main, se retourna pour me dévisager et, silencieuse me fixa. Elle plissa alors son front, me serra fort la main et me la posa sur son sein. Son invitation imprévue me donna quelques frissons mais je l'acceptais avec un enthousiasme que je ne saurais décrire. Un bébé en attente de lait doit être autant comblé quand sa mère lui tend le sein.

Je promenais mon doigt lentement autour de sa poitrine offerte dont les tétons rigides appelaient ma bouche. Je me noyais dans son regard. Pendant le sifflement de quelques oiseaux brisant le silence solennel qui nous unissait, j'approchais ma bouche de la sienne. Nos langues se mélangèrent sans violence et avec beaucoup de délicatesse. Elle me signala de nous allonger sur la serviette à moitié trempée. Je la couvrais de baisers, parcourant sa peau doucement, tendrement et longuement. Ses soupirs accentuaient mes envies. Je la regardais dans les yeux qu'elles avaient fermés et en même temps je goûtais avec ma langue la moindre parcelle de sa chair si tendre. Elle ondula le corps lorsque j'atteignis son bijou précieux, humide et béant, décoré de cette petite languette nommée « clitoris » que j'aspirais dans ma bouche avide. Elle m'attrapa la tête et la poussa contre son pubis en resserant ses jambes. Je la goûtais avec encore plus de plaisir et d'entrain. Ma tête basculait de droite à gauche, glissant mes doigts, entre deux coups de langue, au milieu de sa fente ouverte. Je montais et descendais le long de son corps légèrement trempé de nos émois et de notre sueur quand elle m'apella en elle. Je la vis alors ouvrir ses yeux et l'entendre soupirer de venir en elle, qu'elle me voulait maintenant. Je l'embrassais à pleine bouche et introduisit ma verge gonflé. J'allais et venais lentement pour retenir ce moment si intense comme si c'était la dernière fois que nous nous offrions. Elle m'accompagnait dans la cadence saccadée du mouvement de mes reins en gémissant comme une chatte qui ronronne. Quand je sentais que mon plaisir allait exploser, je me retirais. Je m'étendis à ses côtés pour reprendre la ronde de nos langues. Elle prit mon visage à deux mains, me regarda intensément puis se mit à califourchon au dessus de moi et déposa ses lèvres sur tout le long de mon corps. Je caressais ses cheveux pendant qu'elle s'attardait entre mes jambes. Sa tête montait et descendait alors que mon plaisir ne cessait de grandir. Elle s'arrêta subitement pour entourer mon sexe de ses mains, pour l'observer, pour le caresser, me fit un clin d'oeil et le rentra en elle.

Elle me chevaucha en joignant ses mains aux miennes, m'embrassant goulûment jusqu'à ce que j'explose en elle. Je crois qu'elle avait joui aussi mais je voulais m'en assurer quand elle posa son doigt sur ma bouche. Elle me rassura juste en déposant sa tête sur mon épaule et me confiant qu'elle avait attendu ce moment depuis longtemps. Maintenant, il ne restait plus qu'à laisser le temps faire son chemin et ne pas douter de lui puisqu'il avait su nous réunir.

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Commentaires (2)

1. NGOUA RODRIGUES 06/04/2009

lis

2. Douce Princesse 22/06/2015

salut! je peux savoir qui a écrit ce texte s'il vous plaît et merci!!!!! bonne journée!!!!!!!

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