Des journées d'osmose avec Halima

Des journées d'osmose...Halima*




Le soleil m'empêche de me concentrer sur ma feuille que je noircis. C'est l'été, avec les touristes de passage, les plagistes et les vacanciers qui viennent se dorer le corps. Je pourrais aussi me prélasser plutôt que de tenter vainement de travailler sur un roman. Mais tant que je n'aurais pas terminé, je ne serais pas satisfait. Pourtant, devant mon ordinateur je m'aperçois de la difficulté que j'ai de rédiger mes chapitres. Peut-être est-ce simplement parce qu'elle me poursuit dans mes songes les plus fous, celle que j'ai connue par hasard, un jour où, encore une fois, je m'égarais dans mes pensées au lieu de bosser. Elle est une femme mariée. Pas complètement puisqu'elle m'a choisi comme son amant. Et s'il m'arrive de penser souvent à elle, c'est qu'elle est délicieuse comme ces gourmandises dont on ne peut se passer.
Le temps s'effiloche et je suis sa cadence du regard mais je n'aligne pas un seul mot. Alors, je me laisse gagner par l'oisiveté. Je ferme mon fichier pour lire mes mails. Qui sait? Peut-être découvrirais-je un courrier de cette princesse orientale qui m'électrise le corps et anéanti mes pensées. Je regarde rapidement l'ensemble de mes mails, beaucoup de publicités en l'occurence que je supprime systématiquement. Puis, je tourne la page pour découvrir le dernier de mes courriers. A ce moment, mon sang se met en ébulliton. Comment dire? J'étais un peu vidé, fatigué par l'intense chaleur, perdu dans mon imagination et dépité de mon manque de concentration. Et d'un coup, le vide se remplit et la fatigue s'estompe. Je reprends les commandes de mon esprit et je me retrouve dans mon imagination nourrit de son prénom: Halima.
Tout excité, j'ouvre ma boîte aux lettres:
« Bonjour, prince ,

 

J' ai mis du temps à te répondre , juste le temps de libérer mon vendredi sur mon planning boulot et t'informer que nous pourrons nous voir vendredi.
Puisque tu es gourmand des bonnes choses, répond moi prince: que pense-tu si demain je prépare un couscous à la marocaine  pour  notre repas de midi après demain ?
Je suis sûre que ta réponse sera positive mais je voulais juste partager avec toi ce que j avais envie de faire. En restant sur la base des mots et de la  gourmandise; je t'offre cette phrase que j adore: 
Ce que la volupté a de délicieux, elle le reçoit de l'esprit et du coeur.
Reçoit mes baisers aux goûts de fraise... de chocolat ... et pour finir avec du miel  chaud à la température de la chaleur de ma bouche . Et puisque c' est bientôt  l' heure où tu va passer à table, je te souhaite  bonne appétit avec tous ces  délices  que je te laisse rêver et  méditer. A notre prochaine! »
Je souris. Je me passe la main dans les cheveux comme si j'avais des poux. Mais ces derniers seraient plutôt de l'enthousiasme. C'est l'effervescence dans mon coeur, dans mon esprit et surtout dans mon corps. Que ceux qui me disent que la vie est insipide se taisent!
Avant l'arrivée d'Halima, je cherche dans ma penderie les vêtements qui m'habilleraient le mieux bien qu'elle soit une femme qui ne s'attache pas aux apparences. Je veux juste être pour un moment un homme élégant et soigné, ce qui n'est pas le cas habituellement. Pas plus tôt terminé, j'entends sonner à ma porte. L'alerte à l'amour, à la sensualité, à la passion et aux plaisirs. J'ai souvent remarqué que j'entendais ma sonnerie différemment selon qui appuyait dessus. Quand c'était Halima, le son n'était plus qu'une douce mélodie de bonheur.
- J'arrive
Devant la porte, elle m'adresse un timide baiser. Mais je sais qu'elle ne sera bientôt plus timide. Elle est une lumière qui m'imprégne de bien être et allume mes désirs. Et quand elle s'assoit sur la chaise, je devine ses seins lourds à travers son chemisier transparent ainsi que les bas noirs qui habillent ses jambes ôcres et douces.
- Un verre?
- Non, merci. Juste envie de parler avec toi. J'aime quand nous nous parlons.
Elle m'adresse un sourire complice et me prend la main. Nos discussions sont riches et variées. Elles transitent entre notre façon similaire de voir la vie et la philosophie en passant par nos nouvelles pendant le temps où l'on ne s'est pas vu. Un peu de tout et de rien à la fois mais surtout des sourires et des reg ards qui en disent longs. Le coucous savouré, j'allume la chaine, prend le soin de fermer la porte à clé et nous nous dirigeons ensemble dans le coin de nos délices et de la satisfaction de nos envies: la chambre.
Pareil à deux adolescents qui s'apprennent, nous nous asseyons sur le lit, l'un à côté de l'autre, les yeux dans les yeux. Un petit moment de silence nous relie nous confiant la chaleur de notre attente et l'irrésistible souhait de prendre notre temps. Une gourmandise n'est que meilleure si on sait la déguster lentement, comme un bonbon acidulé que l'on pose sur la langue pour le sucer. De nature impatiente, dans n'importe quel domaine, je n'ai jamais su prendre mon temps. Pourtant, il y en a bien un seul où j'ai toujours retiré un maximun de plaisir à apprécier l'instant, c'est celui de l'érotisme et de la sensualité.
Halima est une oeuvre d'art qui ne le sait pas. Je veux tout faire pour lui rappeler. Nous nous échangeons un timide baiser. Pendant que nos lèvres se frolent, je la bascule sur le lit, lui mordille le cou et elle ferme les yeux. Le store de la fenêtre à moitié baissé laisse aparaitre un voile de lumière qui éclaire son visage. L'instant est magique pour moi. Je sens tellement de chaleur monter en moi. Ma main promène le long de son corps, passant de courbes en courbes, devinant le moindre de ses replis. Je ferme moi aussi les yeux et j'imagine. J'imagine son entre cuisse qui trempent mes doigts, j'imagine ces seins lourds dont la pointe durcie. Nos baisers à présent deviennent plus chauds et humides, nos langues se mêlent, nos corps remuent et je l'entends me chuchoter qu'elle est à moi et que je peux faire tout ce que je veux avec elle. Quelle offrande! Elle se donne à moi comme je veux être à elle. Délicatement, je lui lève son chemisier, lui dégrafe son soutien-gorge et suce le bout des seins pointant vers le plafond. Elle écarte doucement les cuisses comme pour m'inviter dans la chaleur de son intimité. Je lui tire sa jupe noire et découvre de jolis bas résille noir et un string rouge. Doucement, très doucement je veux marcher vers notre plaisir. S'unir dans la volupté de l'instant dont la profondeur n'a aucune limite. Je lui masse délicatement les jambes en descendrant lentement vers son mont de vénus. Ma main alors se pose sur le string légèrement trempé et je continue mon massage intense, mes caresses fièvreuses. Mon seul désir est de la chauffer, de la mener à un point de non retour pour nous unir dans une étreinte folle et sans limite. A ébullition, le plat dégage beaucoup de vapeur et n'est que meilleur à déguster.
Elle promène sa main sur mon torse chaud, me titille les tétons et la descend jusqu'à mon sexe gonflé d'amour qu'elle serre fort à travers mon jean's. Nous nous regardons en silence, nos yeux pétillent et se parlent. Je descends mon pantalon pendant qu'elle retire complètement sa jupe. J'admire ses dessous sexy. Les bas noirs la décore à merveille. Ses dessous rouge en dentelle pimentent son corps de déesse. Mon excitation arrive à son paroxysme quand elle s'allonge à nouveau, passe ma main dans les cheveux et emmène ma tête au milieu de ses jambes. Avec appétit et délice, je cueille son petit bourgeon dur qui ne cesse de gonfler sous les caresses de ma langue que je glisse parfois au plus profond d'elle. Elle ondule son corps qui m'apporte des vagues de plaisir et me répète qu'elle est à moi et que je peux faire ce que je veux. Son corps se tend, se plie, remue sous la cadence de mes mains et de ma bouche qui la vénère. Parfois, elle gémit, soupire comme si elle était dans un autre monde qui n'appartenait qu'à nous deux. J'imagine facilement que l'instant présent nous rassemble dans un univers de plaisir et de sensualité exclusif, uniquement réservé à nos deux vies qui fusionnent dans le feu de la passion.
Elle arrive au niveau de mon sexe érigé qui lui rend honneur. Elle l'observe, le caresse, passe ses mains autour pour ensuite le prendre totalement dans sa main et commencer des va e vient langoureux. Elle embrasse mon gland rempli de désir. Puis, elle le prend dans sa bouche pendant que mes doigts visitent son entre jambe dégoulinante de plaisir. Nos jeux érotiques nous font oublier les heures qui s'égrènent. Nous nous sentons si bien ensemble. Chacun notre tour, nous nous occupons de nous offrir du plaisir au maximun, nos langues souvent mêlées. Je la déguste de haut en bas comme si je voulais m'imprégner du goût de sa peau. A plusieurs reprises, je bois le jus de son plaisir qu'elle me donne comme une offrande. A plusieurs reprises, nous ne soufflons mots, exténués et complices de nos ébats. Le bien-être pour seul compagnon. Elle dépose sa tête sur mon torse ou sur mon épaule et je l'accueille volontiers, le coeur entier en osmose avec le sien.
Pendant toute la journée, nous partageons le plaisir de se trouver tous les deux alliant l'amour physique à l'amour tout court. Nous nous rejoignons tellement dans nos idées, dans nos pensées et dans nos désirs que le temps n'a plus court lorsque nous nous retrouvons.
Hélas, le bonheur et les bons moments ont une fin comme d'ailleurs tous genres de début. Le jour tombe. Elle doit reprendre la route pour reprendre sa vie quotidienne. Je la dévisage une dernière fois. Elle brille de beauté et d'amour. Elle se nomme « Halima » et j'aimerais suivre ses pas. Mais elle est une femme mariée. Et à vrai dire, peut-être que la passion s'éteindrait si nous vivions ensemble. Elle et moi savons goûter les instants présents comme s'ils étaient les derniers. Avant de nous quitter, nos bouches se rapprochent. Nos langues se cherchent, se trouvent et entament une lente ronde.. La douceur de nos baisers nous enveloppe un dernier instant dans la béatitude la plus complète. Après m'avoir renseigné sur sa prochaine visite, nous nous promettons de ne pas nous oublier et nous recommandons de prendre soin de nous. Planté devant ma porte d'entrée, je la regarde s'éloigner. Son image me poursuivra jusqu'à son retour, je le sais.

 



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Commentaires (3)

1. daly 11/03/2008

QUELLE émotion !QUI n'a pas de comparéson!
parfun floral et oriental dans l'harmonie de la douceur.MAGIE? ouCHIMIE?.à donner l envie ....de PLAISIR.
t'_elle est ta lecture, prince!
baisers, parfumés.DALY

2. fatiha 29/03/2008

jadore mai le problème c ke je travaille a 6h du mat et je c ke je sui pa prète de dormir

3. abdou 16/10/2012

exellentisime j adore c est propre et c est du vecu

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