Mon amertume

Je me sens déchiré Par tous ces amours sans lendemains Comme un oiseau blessé Tombant d'un ciel lointain Mon coeur passionné oublie que pour aimer Il faut être deux à jamais Tel un venin de vipère L'hypocrisie de toutes ces dames fières M'empoisonne de jour en jour Mes mélodies continuelles étant des sonnets d'amour Et des chaudes paroles pour fondre la glace de l'indifférence Accusent des échecs immenses Elles ne s'arrêtent pas d'énoncer mes qualités Mais ne se privent jamais de me quitter Comme un disque trop rayé Mon coeur est mis de côté Les parfums sans odeur Ont encore plus de valeur Je peux chercher toujours L'amour rêvé des troubadours Je resterai quand même l'ermite des sentiments Les lampadaires de ma vie s'allument longuement Dans les rues de celles qui engendrent mes tourments Mais pareil aux oiseaux diurnes elles fuient la lumière Dans mon âme s'installe l'hiver Quand d'un sourire câlin Elles me font comprendre qu'il n'y aura plus de demain La mélancolie alors anime la plume du rêveur passionné Qui fait jouer des mots avec des larmes versées Mes longues plaintes se perdent dans la nuit étoilée Qui dessine les ombres de mes détresses oubliées Sur les arbres écorchés de ma destinée.

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