Le poison

Le soleil s'étire derrière la montagne verdoyante

Fomridable magie des couleurs

Que dans le ciel cette lueur flamboyante

Qui apporte l'échancrure des lèvres des dormeurs

C'est alors que dans la ville moribonde

L'aurore de son regard enhanteur de lumière nous inonde

Crépitement des murs qui se colorent de vie

Et sourire des maisons qui ouvrent leurs volets ternis

Le matin caresse tous ses enfants que la rosée parfume de fraîcheur

Les petits hommes innocents chaussant leur existence de bonheur

Dévoilent un divin regard de fluidité

Tel le miroitement des ondes transparentes véritable spectacle de pureté

La vie s'éveille dans la ville endormie

Du souffle du vent berçant un jeune pommier

Au ruisseau cristallin chantant de douces symphonies

De l'errance du juage au vol majestueux d'une colombe blanche

De la jeunesse qui bondit à la vieillesse qui se déhanche

L'éveil de la terre offre un paysage de féerie et de félicité

Mais dans un coin sombre de la ville éveillée

Le tableau de la béatitude paraît se déchirer

Traversé par des yeux opaques vidés de toute velleité

Sillonné par un épais brouillard s'étendant à jamais

Le dissident prisonnier d'un voile reflète la détresse du condamné

L'heure des regrets est passé même s'il a été dupé

Il ne peut reculer devant le trépas qui ne cesse d'avancer

Quel déchirement pour quelques visions empoisonnées

Il est la vicime d'un monde fallacieux et dangereux

Qui prêche le délire comme un jeu d'évasion

Auquel il s'est fait piéger sans façon

Pareil aux cloches funnèbres son esprit se balance peut à peu

Dans un élan de fatalité que la raison fuit

Pour lui s'annonce à jamais la Nuit

Une Nuit implacable dont les voiles funestes se déploient lentement

La première tache sombre contaminant le ciel de sa vieillesse

Ebauchant les contours menaçants de cette déplorable nuit

Ayant été brossée il y a quelques années déjà dans un bref instant d'égarement

Qu'il a dégusté accomodé de Marijuana

Ignorant qu'il préparait son crucifix en bois

Captif de son besoin qui devient sa blessure

Il reste enfermé dans son cinma diffusant sa sépulture

Ses yeux sont presque fermés maintenant

La délivrance est pour bientôt

Les projecteurs de son esprit délirant

Vont s'éteindre dans un dernier sanglot

Il partira pour un monde que nul ne discerne

Un monde imperceptible commençant là où finissent les peines

Mais son voyage aura été une affligeante expédition

En accordant sa confiance à des vendeurs d'illusions

Qui pour de l'argent déguisent la mort en images féeriques

Lesquelles sont constamment diaboliques

Il aura perdu de son regard et de sa vie aussi

Toutes ces choses qui ne font pas agir comme lui

Les poussières d'or que trainent dans le ciel le soleil couchant

Les sentiments humains qui réconfortent le coeur agréablement

Sacrifiant une réalité source infinie de volupté

A son univers prédateur qui déchire sans pitié

Ignorant les trésors de l'humanité

Il a consommé son existence d'un trait...

...Vous qui adorez observer le jour se lever

Vous qui ne daignez écouter les mélodies de la sérénité

Ne laissez pas le brouillard vous envelopper

Préservez votre privilège d'exister de ces stupéfiants interdits

En tournant le dos à tous ces fraudeurs de la vie

Et si parfois vous désirez vous envoler

Ne choisissez pas la voie de l'enfer

Fermez les yeux en gardant l'esprit ouvert

Et le rêve vous bercera dans son gîte douillet.

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