La bougie

J'ai rallumé une bougie Au pied de mon coeur meurtri Qui sèche ses chagrins passés Près de cette lueur vacillante Donnant une guérison à moitié tremblante Cette cire si solide au début Qui lentement se pleure et sue Semble porter toute l'humanité Au bout d'elle-même cette flamme de l'espoir Qui n'est rien d'autre qu'une lumière dans le noir N'est-elle pas aussi le modèle réduit De la torche prélude à des jeux internationaux Où pour la première fois les hommes s'unissent sans distinction de peau Tous les quatre ans est bien peu dans une vie Mais beaucoup déjà est-ce Quand d'autres par ailleurs se blessent Bougie blanche noire de différente couleur N'est-ce pas déjà un signe de même valeur De s'apercevoir que la blanche fond pareil à la noire Une bougie est un homme pourrait-on croire Puisqu'elle s'use pareil à ce tissu de chair Qui s'enflamme s'agite et s'évapore dans les airs Mais détrompez-vous la bougie est moins stupide Elle cohabite avec ses soeurs de même solide De même vie mais de différentes couleurs Se mourant quand même dans la même sueur L'homme s'égare dans des valeurs Personnelles causant trop de douleurs Le malheur et le bonheur animent chaque coeur Et pour chacun rouge est notre sang Alors ne faisons plus semblant Semblant d'être différents Quand tout nous rassemble Restons une fois pour toujours ensemble.

2 votes. Moyenne 4.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site