Extrait de mon témoignage sur la sclérose en plaques

(...)Son écoute attentive absorbait mes confidences telle une compresse s’imbibe d’une plaie pour la cicatriser. La sophrologie est une méthode orientale issue du yoga, visant à dominer les sensations de malaise psychique par des techniques de relaxation. Elle aide à modifier les « cartes génétiques » négatives que l’on possède dans le cerveau. Je l’écoutais. Je me purgeais. N’étant pas avare de finesse, elle développait ses explications de manière à ce que je comprenne exactement le but de la sophrologie :

« L’être humain se pose trop de questions. Il accumule des cartes négatives, le « petit vélo » , symbole de toutes ses questions, roule continuellement dans sa tête, l’éreinte. Il engendre une anxiété évitable. La sophrologie stoppe ce « petit vélo », remplace les cartes négatives en cartes positives. »

 Mon visage était radieux devant cette incroyable femme, belle, douce et magique. Elle distille de la force, de l’amour, de l’enthousiasme et beaucoup d’optimisme. Elle rayonne de bonté. Elle est un astre tombé sur terre pour fasciner. Il n’existe pas de mots pour vous la raconter. Il y a des gens exceptionnels et elle en fait partie. Agréable à souhait, elle s’efforce de vous apporter le meilleur d’elle-même. Sans forcer, elle transmet sa joie de vivre, balaie nos soucis, nous apprend à nous aimer avec nos valeurs, aller de l’avant sans jamais s’enfoncer. Une des techniques de la relaxation est de prendre conscience de son corps. J’étais allongé, les yeux fermés sur un canapé et la mélodie de sa voix me guidait afin de me décontracter. Je me concentrais sur le contact de mon corps avec le sofa afin d’entraîner mon esprit à vivre l’instant. Premier acte de la technique. Déjà mon corps s’allégeait. Ensuite, elle me demanda de nommer mentalement des traits de mon caractère dont je me démunirais volontiers. Les rayer de mon cerveau car ils m’ennuyaient. Je me voyais les détacher de mon cerveau avec application comme lorsque je décollais les étiquettes adhésives de mes cahiers scolaires : « je ne veux plus être anxieux. Je ne veux plus ne pas avoir confiance en moi. Je ne veux plus ne pas être fier de moi. Je ne veux plus ne pas être affirmé. Je ne veux plus être trop gentil. » J’éliminais volontiers ces aspects de mon caractère. Ils m’empêchaient de m’accomplir réellement. A chaque étape de la technique, elle laissait quelques espaces blancs, minutes de silence afin d’atteindre la quiétude absolue. Elle me proposa de me projeter dans une situation vécue m’ayant apporté uniquement du bonheur, l’accomplissement total de moi-même. Je revivais la période de stage avec ma nouvelle et meilleure amie Régine. Notre complicité, nos éclats de rire mutuels, l’harmonie naturelle entre deux amis qui s’estiment, le seul souvenir reluisant depuis que j’avais la « SEP ». J’inspirais et j’expirais très fort trois fois de suite comme pour mieux enregistrer la félicité, l’aspirer en moi pour continuer à y croire. Enfin, je me propulsais dans le futur, accomplissant des tâches, des souhaits que je n’aurais pas concrétisés avant. La séance me revitalisait. Grâce peut-être à la relaxation. Grâce surtout à la générosité du cœur de celle qui la prodiguait. Je lui rends hommage aujourd’hui. Elle est un oasis de fraîcheur. Je continue de la voir une fois par semaine sans me lasser car elle fait refleurir ce qui dépérit.

Hélène est un prénom prédestiné pour elle qui est si rayonnante. Dans l’anthologie grecque, Hélios était le dieu du soleil et de la lumière. En français, il est devenu Hélène et quand on est face à elle, on comprend pourquoi. Elle diffuse tant de chaleur et de lumière ! Chaque séance m’apporte plus de courage et de force. Bien plus qu’une sophrologue, c’est pour moi une amie, un pilier, une référence. Quand je m’égare, je me retrouve plus facilement avec elle. Pour la remercier, je lui apporte des poèmes qu’elle m’inspire. Des messages de mon cœur inestimables. J’aperçois son regard s’éclairer à la lecture de mes vers et le mien s’illumine aussi. Mon intention étant de lui envoyer le reflet de ce qu’elle m’apporte.

C’est d’ailleurs Hélène qui m’a conseillé d’écrire. Je lui avais offert un livre de poésies que j’avais édité il y a quelques années. Elle décelait en moi du talent. Elle s’évertuait surtout à me faire prendre conscience de mes qualités, à me redonner confiance. Chaque fois que nous nous voyions, je suis transporté dans une autre réalité. La sienne. Un monde où tout est beau, tranquille, fluide... Elle apporte des couleurs à la vie. Elle m’offre le privilège de sa présence et me délivre de ses honoraires. Ses actes gratuits prouvent à quel point son cœur est riche. Ils démontrent aussi que l’indifférence des uns est largement compensé par les égards des autres. C’est cette simple déduction qui me poussera à fréquenter encore plus de gens. Avec certains, j’oublierai mes déficiences. Avec d’autres non. Hélène restera mon déclic dans l’amour de moi-même et dans mon parcours vers les autres(...)

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Commentaires (1)

1. ange29 30/03/2008

Et bien merci à Hélène qui a eu raison de te dire d écrire ce roman car je pense que tu es doué que tu as du talent surtout continus ne t arrêtes surtout pas je t encourage ainsi qie tous les gens qui liront ton roman bonne continuation bisou ange29

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